{"id":367,"date":"2016-11-25T17:28:34","date_gmt":"2016-11-25T16:28:34","guid":{"rendered":"http:\/\/lehublot.paulduez.org\/?p=367"},"modified":"2026-02-17T19:48:18","modified_gmt":"2026-02-17T18:48:18","slug":"un-invite-un-peu-special","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/?p=367","title":{"rendered":"Un invit\u00e9 un peu sp\u00e9cial"},"content":{"rendered":"<p><em>Ce mardi 15 d\u00e9cembre 2015, Mortaza Behboudi journaliste Afghan \u00e9tait l\u2019invit\u00e9 de notre classe le temps d\u2019un apr\u00e8s-midi pour nous parler de son pays, de la libert\u00e9 d\u2019expression et de sa situation de r\u00e9fugi\u00e9 politique. <\/em><\/p>\n<p>Mortaza Behboudi est un jeune Afghan de 21 ans n\u00e9 \u00e0 Wardak au Nord de l\u2019Afghanistan en 1994. A deux ans Mortaza, part en Iran avec ses parents pour fuir la guerre qui r\u00e9gnait dans son pays et y passe toute sa jeunesse.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u00a0<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/images\/stories\/annee2016\/Hublot34\/mortaza_belboudi.jpg\" border=\"0\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>La satisfaction des dirigeants du monde entier au dernier jour de la COP21<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Apr\u00e8s le lyc\u00e9e, en 2013, il d\u00e9cide de revenir dans son pays pour \u00e9tudier les sciences politiques \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Kaboul (qui collabore avec la France). L\u00e0, il anime plusieurs ateliers pour \u00e9tudiants \u00e0 l\u2019institut fran\u00e7ais de Kaboul, dirige un centre de promotion de la culture de paix (\u00ab\u00a0l\u2019Afghanistan Peace Studies Centre\u00a0\u00bb) en 2013 et 2014.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, Mortaza entame une activit\u00e9 humanitaire aupr\u00e8s de l\u2019Agence des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR)\u00a0pour lesquels il d\u00e9veloppe un logiciel d\u2019apprentissage de l\u2019anglais. Il poursuit son action aupr\u00e8s de l\u2019ONU en servant d\u2019interpr\u00e8te pour les r\u00e9fugi\u00e9s, s\u2019occupe des sans-abris et des familles d\u00e9favoris\u00e9es \u00e0 Kaboul et collabore avec la Croix Rouge internationale.\u00a0 Travaillant \u00e9galement avec les Forces de la coalition dans le cadre de la formation de l\u2019arm\u00e9e afghane, il d\u00e9veloppe un \u00ab Programme d\u2019alphab\u00e9tisation\u00a0\u00bb avec la coop\u00e9ration des m\u00e9dias afghans et internationaux. Il cr\u00e9\u00e9 en 2014 un quotidien \u00ab\u00a0Bazaar\u00a0\u00bb et fait partie de l\u2019association des journalistes afghans.<\/p>\n<h3><strong>Les menaces des talibans<\/strong><\/h3>\n<p>Alors qu\u2019il part en reportage dans sa ville natale \u00e0 Wardak, il se fait arr\u00eater par les talibans, des int\u00e9gristes musulmans qui ont \u00e9t\u00e9 au pouvoir de 1996 \u00e0 2001 et qui contr\u00f4lent encore de nombreuses provinces\u00a0; Mortaza ne parlant pas la m\u00eame langue ne se fait pas comprendre et se fait menacer de mort. Il se fait enlever tous ses effets personnels et notamment ses appareils photos contenant des centaines de photos qu\u2019il avait prises lors des reportages et dans ses activit\u00e9s avec les occidentaux. Mais si les talibans avaient d\u00e9couvert que Mortaza avait des contacts fr\u00e9quents avec l&rsquo;ambassade de France, il aurait m\u00eame pu \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9\u00a0; les talibans n\u2019acceptent pas le fait qu\u2019on puisse publier dans des journaux des \u00e9l\u00e9ments qui pourrait critiquer leur politique ou la mani\u00e8re dont ils veulent s\u2019imposer dans leur pays \u2026<\/p>\n<h3><strong>Un refuge\u00a0: la maison des journalistes \u00e0 Paris<\/strong><\/h3>\n<p>Rel\u00e2ch\u00e9, Mortaza Behboudi s\u2019enfuit, d\u2019abord en Iran rejoindre sa famille, puis ne pouvant y rester car il a renonc\u00e9 au statut de r\u00e9fugi\u00e9 et n\u2019osant plus rentrer \u00e0 Kaboul par crainte des talibans, il demande un visa pour entrer en France avec le statut de r\u00e9fugi\u00e9 politique. \u00a0Il arrive en France en avril 2015 et est accueilli \u00e0 la maison des journalistes (dite MDJ de Paris). Seul, ne parlant pas le fran\u00e7ais, il y trouve quand m\u00eame r\u00e9confort et s\u00e9curit\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019autres journalistes refugi\u00e9s de plusieurs autres nationalit\u00e9s dans le m\u00eame cas que lui.<\/p>\n<h3><strong>Un combat pour la libert\u00e9<\/strong><\/h3>\n<p>En ce moment, il continue de se battre pour la libert\u00e9 d\u2019expression dans le monde mais surtout dans son pays car en Afghanistan la libert\u00e9 d\u2019expression est tr\u00e8s limit\u00e9e\u00a0: les journalistes ne peuvent pas tout dire, ils ne peuvent pas critiquer les dirigeants politiques. Il n\u2019y a pas de libert\u00e9 d\u2019opinion et lors des derni\u00e8res \u00e9lections, deux candidats ont m\u00eame revendiqu\u00e9 la victoire\u2026la d\u00e9mocratie ne fonctionne pas et Mortaza Behboudi veut retourner en Afghanistan pour aider son pays \u00e0 progresser.<\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, il veut poursuivre ses \u00e9tudes en France, continuer son travail de journaliste et de photographe\u00a0: il \u00e9crit ainsi pour le site \u00ab\u00a0M\u00e9diapart\u00a0\u00bb et a notamment couvert toute la COP21 en d\u00e9cembre dernier au Bourget.\u00a0 Mortaza veut parfaire son fran\u00e7ais et convaincu que l\u2019avenir de son pays passe par l\u2019intervention de la communaut\u00e9 internationale, par l\u2019aide des occidentaux, il esp\u00e8re revenir travailler pour l\u2019ONU \u00e0 Kaboul pour faire en sorte qu\u2019un jour les droits de l\u2019Homme soient respect\u00e9s en Afghanistan.<\/p>\n<p><strong>Margaux Vilain<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce mardi 15 d\u00e9cembre 2015, Mortaza Behboudi journaliste Afghan \u00e9tait l\u2019invit\u00e9 de notre classe le temps d\u2019un apr\u00e8s-midi pour nous parler de son pays, de la libert\u00e9 d\u2019expression et de sa situation de r\u00e9fugi\u00e9 politique. Mortaza Behboudi est un jeune Afghan de 21 ans n\u00e9\u2026<\/p>\n<p> <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/?p=367\"><span>en lire plus<\/span><i class=\"crycon-right-dir\"><\/i><\/a> <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[24],"tags":[],"class_list":["post-367","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-hublot_34"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/367","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=367"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/367\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":374,"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/367\/revisions\/374"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=367"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=367"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lehublot.paulduez.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=367"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}