Les possums, véritable menace pour le jardin d’Eden

La Nouvelle-Zélande, petite île au climat sympathique, est dévastée par une espèce invasive venue d’Europe : le mammifère

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Le moa pouvait atteindre 2 mètres et ne possédait pas d’ailes.

 

La Nouvelle-Zélande, une île particulière

La Nouvelle-Zélande est un cas à part dans la biodiversité mondiale, elle possède une faune et une flore endémique (qui est propre à cette région) exceptionnelle dût à son insularité précoce (Séparation d’un continent pour former une petite île rapidement). Effectivement, la Nouvelle-Zélande se détache très vite de sa voisine l’Australie grâce aux plaques tectoniques, la frontière néo-australienne est aussi la séparation entre deux plaques.

Les mammifères de l’époque qui se sont installés dans les pays de l’hémisphère nord n’ont pas eu le temps de s’installer en Nouvelle-Zélande. Durant 60 Millions d’années, la biodiversité de l’île s’est développée, séparée des autres îles et continents. Cette séparation forcée a permis à la Nouvelle-Zélande d’avoir des espèces que nous n’avons pas en Europe. Ainsi les oiseaux de l’île sont aptères c’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’ailes car, vu l’absence de mammifères, ils n’ont pas de prédateurs directs présents sur l’île : les mutants aptères, sans ailes, ont donc pu survivre.

L’homme, destructeur de la biodiversité

Au XIVème siècle, ce sont les Maoris, premiers arrivants sur l’île, qui s’installent et se développent. Pour eux cette terre est un excellent moyen de se nourrir ; ils trouvent des oiseaux dépassant deux mètres de haut et qui sont simples à chasser : un seul de ces Moas peut nourrir une tribu entière et un de leurs œufs équivaut à 50 œufs de poules. Les Maoris en profiteront pendant 200 ans avant que l’espèce ne s’éteigne à cause de la chasse excessive. Cette perturbation que l’homme a produite a brisé la chaîne alimentaire de l’île, menant à l’extinction des Moas, ainsi que d’autres oiseaux et aussi probablement des reptiles, présents sur l’île.

L’arrivée des Européens en Nouvelle-Zélande :

L’arrivée des Européens au XVIIIème siècle ne fera qu’empirer les problèmes de l’île. Effectivement, ils apporteront avec eux des animaux de compagnie qui seront les premiers mammifères de l’île, car cette île n’était composé que d’oiseaux et de reptiles. Ces mammifères ont fait beaucoup de dégâts : par exemple, un seul chien peut, en 6 semaines, tuer 200 Kiwis, les petits oiseaux aptères symboles de la Nouvelle-Zélande. L’essor économique n’arrange rien, au contraire: des possums, apportés d’Australie pour leurs fourrures, s’habituent très rapidement à leur nouveau terrain et se développent. Mais les petits marsupiaux voraces mangent des pousses d’arbres qui sont aussi la nourriture de plusieurs espèces néo-zélandaises…les privant ainsi de cette nourriture, ils les amènent à disparaître.

La création du Jardin d’Éden

La biodiversité de l’île étant en danger, l’Etat décide aujourd’hui de construire un parc naturel entouré d’une barrière de quatre mètres de haut pour empêcher à tout mammifère de s’y introduire. Ce parc servira à essayer de retrouver la faune et la flore locales présentes avant que l’homme ne vienne les détruire.

En référence à ce petit coin de paradis cité dans la Bible où Adam et Ève ont vécu, ce parc a été baptisé le jardin d’Éden. Malheureusement, cette décision ne concerne qu’une partie de l’île, cela n’est donc pas suffisant pour éradiquer la menace de disparition des espèces propres au pays. L’Etat a donc décidé de prendre de nouvelles mesures en encourageant la chasse aux possums : tout possum attrapé et tué sera ainsi un moyen de protéger la biodiversité. Aujourd’hui plus de 2 millions de possums sont chassés chaque année à l’aide de fusils et de pièges à loup car l’homme n’a pas encore trouvé le poison qui serait capable d’enrayer le phénomène.

Le possum devenu une calamité écologique en Nouvelle Zélande

 

 

 

Pour le moment, le jardin d’Éden évolue encore à l’abri des possums, les kiwis sont placés dans ce parc pour recommencer leur développement grâce aux couveuses, petites «boîtes» imitant la chaleur animale pour couver les œufs récupérés. Tout ceci nous montre que les actions de l’Homme ne sont pas toujours justes pour la biodiversité présente, mais qu’il essaie tout de même de réparer ce qu’il a autrefois détruit.

Léandre Copil

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